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LA CONJURATION BANCAIRE

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LA CONJURATION BANCAIRE

Pour une refonte du système monétaire et bancaire

De Pierre-Henri Leroy

Dix ans après la crise financière, le système financier semble avoir retrouvé ses excès d’endettement et ses rémunérations record. La bourse et l’immobilier, dopés par des taux anormalement bas, même négatifs, voient cette euphorie accompagnée de commentaires inquiets sur la dette qui mènerait à une crise plus grave que celle de 2008. La sortie de crise a été financée par une création monétaire jamais vue qui a été pour partie détournée par des intérêts très privés, notamment via le quantitative easing, lequel encourage une concentration accrue et un grégarisme jamais vu via la gestion financière indexée. Pour l’auteur, la fin de la traditionnelle séparation des métiers financiers à la fin du XXe siècle a offert aux banques, en sus de la légitime et ancienne garantie des dépôts, le droit de faire tous les métiers en entrant librement dans tous les marchés. Ceci explique tout à la fois la puissance acquise de ces établissements, mais aussi leur fragilité et leur inefficacité du fait de la confusion interne qui en a résulté. Leur faveur logique pour les plus grosses opérations ajoutée à divers privilèges particuliers font aujourd’hui des banques des moteurs d’injustice, de cupidité et de délinquance non sanctionnée, avec les conséquences logiques pour la croissance et l’environnement. 
      Six préjudices peuvent être attribués au modèle de banque universelle : la gabegie d’argent public, la confusion interne, l’inefficacité de financement, l’iniquité dans les marchés, l’injustice de comportement et l’impunité personnelle. Et les diverses mesures prises, notamment en France, depuis la crise ont plutôt accentué ces défauts. 
      Un retour au système traditionnel de séparation capitalistique des métiers financiers en trois secteurs demeure possible : la banque de crédit et de dépôt devrait rester seules à bénéficier du privilège de garantie des dépôts, avec moins d’exigence de fonds permanents, mais sous l’interdiction de porter des actifs réels ou des actions, tout en restant actives dans les marchés de taux, de change et bien sûr de crédit. Les banques d’affaires, réglementées, seraient, elles, autorisées à négocier les actions et tous autres biens réels, en assurer le placement ferme, mais sans aucune garantie de l’État ni le droit de collecter les dépôts des particuliers. Enfin l’ensemble des autres métiers, gestion collective, assurance, immobilier, arbitrages divers, devraient être remis à la libre concurrence sans évidemment bénéficier de la garantie des dépôts. Ce débat original entre les partisans du régime de cumul des métiers et les partisans d’une vraie séparation bancaire est ici proposé, avec pour objectif de rétablir un financement plus efficace et plus juste, donc plus durable, de l’économie du monde.

1 vol. 17 x 25
350 pages
Septembre 2020